Déjà réputées dans la Chine antique, les baies de Szechuan mêlent saveurs d'agrumes et piquant. Idéales avec un poisson, un foie gras, du chocolat, des fraises ou de l'ananas. À broyer finement à l'envoi du plat.
Au nez, la baie de Szechuan rouge exprime de fortes notes d’agrumes confits et de citron vert. En bouche, l’attaque de cette baie est chaude et légèrement acidulée pour finalement libérer des arômes fleuris et délicats. Quelque peu anesthésiante, cette baie surprenante laisse en bouche des notes de sucrées de kirsch.
La célèbre baie de Szechuan (connue également sous le nom de poivre de Sichuan). Cultivée en Asie, la baie de Szechuan tire son nom de sa région de prédilection, le Szechuan, en Chine.
La baie de Szechuan appartient à l'espèce des Zanthoxylum piperitum de la famille des Rustacées, toute comme les agrumes. C’est pourquoi toutes les baies du genre Zanthoxylum présentent des saveurs semblables à celles des citrons, orange ou encore pamplemousse.
L'arbuste au feuillage empourpré donne naissance à de petites baies. D'abord vertes, celles-ci rougissent puis brunissent à la maturité. Elles s'entrouvrent alors pour laisser tomber les deux graines qu'elles renferment. Et nous offrent leur savoureuse enveloppe ! Feuilles, fleurs et fruits sont aussi utilisés à des fins culinaires.
La baie de Szechuan fait environ 5 millimètres, elle est légèrement difforme et son aspect est rugueux.
Déjà prisée dans la Chine antique pour son mélange de fraîcheur et de chaleur, sa puissance et ses propriétés aphrodisiaques, la baie de Szechuan aurait même embaumé de son odeur envoûtante les murs des "chambres de poivre" du palace de Chang'an.
Elle fait son apparition en Europe au XIIIème siècle lorsque Marco Polo l'importe à Venise où elle séduit alors les cuisiniers et parfume tous les plats avant de tomber dans les oubliettes culinaires. C'est au XIXème siècle que la baie de Szechuan nous revient en force.
Dans la cuisine traditionnelle, on lui prêtait la propriété de stériliser la viande lorsqu’elle n’était pas de première chasse. Qui sait, peut-être masquait-elle les goûts déplaisants ?